L’intégration entre l’acoustique et l’architecture a toujours été la mission de Slalom : une approche qui rend naturel pour la marque de développer chaque projet de manière collaborative, en mêlant compétences, expériences, disciplines et sensibilités diverses. Cette attitude, ancrée dans l’ADN de Slalom, s’est étendue ces dernières années de façon organique au dialogue avec le monde de l’art, un parcours également soutenu par la collaboration consolidée de l’entreprise avec la Collection Peggy Guggenheim de Venise.

À l’occasion de l’exposition «Material Dialogues», Slalom invite les visiteurs à découvrir une nouvelle facette de sa recherche : un récit qui met en relation entreprise et art, ouvrant un espace de réflexion sur la valeur de la collaboration en tant que pratique créative et culturelle. Le showroom de la via Rossini se présente ainsi comme un lieu désormais ouvert aux rencontres et aux conversations autour des thèmes de la créativité multidisciplinaire et des croisements entre les disciplines.
Le projet, dirigé sur le plan artistique par Studiolatte, nous entraîne dans les images photographiques d’une galerie : un espace muséal où le savoir-faire des solutions acoustiques de Slalom dialogue et s’entrelace avec les œuvres en céramique d’un groupe de jeunes artistes vivant à Milan. Les clichés, réalisés par Gianluca Bellomo, sont exposés à côté des œuvres elles-mêmes, dans une scénographie conçue sur mesure par Studiolatte pour les espaces de Casa Slalom Acoustics.
«Dans le prolongement de notre collaboration avec la Collection Peggy Guggenheim de Venise, nous avons choisi d’explorer de nouvelles approches du design d’intérieur, allant au-delà de notre domaine traditionnel du contract et de l’hospitality», raconte Elettra de Pellegrin, fondatrice de Slalom.


D’un côté, se distinguent les panneaux acoustiques techniques et décoratifs, réalisés grâce à des technologies innovantes telles que le thermoformage ; de l’autre, des parois sur mesure, façonnées à la main par des artisans experts, qui conjuguent savoir-faire manuel et précision de la production en série. La présence des œuvres en céramique engendre un dialogue des matières : la solidité et la rugosité se mêlent à la brillance de la céramique et à la pureté formelle des panneaux Slalom. Dans ce contexte, les produits acoustiques deviennent eux-mêmes des sculptures autoportantes ou des installations murales, assumant le rôle d’œuvres d’art. Un équilibre subtil, où les nuances chromatiques estompent les frontières entre design et art : le produit n’est plus seulement un fond fonctionnel au confort acoustique, mais devient le protagoniste d’un échange constant de perceptions.

«Notre objectif est d’offrir une nouvelle vision des matériaux. Avec le styling de Dedabo Studio et la direction artistique de Studiolatte, nous avons imaginé un espace où l’art et le design se rencontrent, faisant disparaître la frontière entre produit et œuvre. La céramique, avec sa tactilité et sa ductilité, s’est révélée être un matériau idéal pour accompagner les panneaux acoustiques, tout en conservant leur fonctionnalité technique et décorative, mais en élargissant leurs possibilités chromatiques et matérielles. Pour insuffler fraîcheur et contemporanéité au projet, nous avons choisi de collaborer avec de jeunes artistes émergents, figures de la scène milanaise et internationale», explique De Pellegrin.

L’exposition «Material Dialogues» a été inaugurée le 24 septembre avec un talk réunissant un panel d’exception: Karole P. B. Vail (directrice de la Collection Peggy Guggenheim) et Caroline Corbetta (commissaire indépendante, journaliste, fondatrice de @ilcrepaccio), avec la modération d’Annalisa Rosso (cofondatrice de Mr. Lawrence, directrice éditoriale et conseillère pour les événements culturels du Salone del Mobile).
Cette rencontre — inspirée par l’exposition d’automne qui s’apprête à ouvrir à la Collection Peggy Guggenheim de Venise, «Mani-fattura : les céramiques de Lucio Fontana» — a offert un regard approfondi sur les thèmes de l’artisanat, de l’expérimentation, du dialogue entre langages artistiques et design, ainsi que sur le rôle du mécénat.

«Découvrir cet endroit grâce à Slalom a été vraiment émouvant : un lieu qui, dès les prémices de sa conception, a été pensé pour accueillir artistes, galeries, architectes et créatifs ; dans ma bataille éternelle avec les mots, je pense que le terme “créatif” mérite d’être réévalué et repensé aujourd’hui plus que jamais.
Ce soir, nous sommes ici pour parler de rencontres : de personnes, de matériaux, mais aussi de points de vue. Je pense que, en nous ouvrant à ce qui est différent de ce que nous sommes, nous pouvons toujours trouver de grandes inspirations et découvrir quelque chose de nouveau» — Annalisa Rosso

«La Collection Peggy Guggenheim collabore depuis plus de trente-cinq ans avec des entreprises ; nous croyons que des collaborations et des dialogues très fructueux peuvent s’établir entre culture et monde de l’entreprise, et que chacun peut beaucoup apprendre de l’autre, à travers leurs savoirs et leurs passions respectifs.
Parmi les valeurs que nous partageons avec nos entreprises partenaires figurent la durabilité, la collaboration, ainsi que la possibilité de créer des rencontres comme celle-ci.
Les entreprises qui nous soutiennent jouent un peu le rôle de mécènes, croyant en ce que nous faisons et nous aidant à développer expositions et projets.
Pour être un véritable mécène, il faut se consacrer aux artistes et les aimer sincèrement ; penser moins à sa propre collection, mais avoir la générosité de laisser les artistes travailler en paix» — Karole P. B. Vail

«De l’Arts and Crafts à Marcel Duchamp, de l’esthétique relationnelle des années 90 au regain actuel d’intérêt pour la matière dans le travail d’artistes comme Nathalie Djurberg, Thomas Braida ou Emiliano Maggi, le dialogue entre art, design et artisanat n’a cessé d’évoluer.
Ces dernières années, j’ai assisté à un retour à la peinture et à la sculpture, un corps à corps avec la matière où l’artiste assume la responsabilité de travailler les matériaux et de les transformer en œuvre.
Design, art et artisanat s’entrelacent de plus en plus sans rupture.
Et aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de plus d’espaces comme celui-ci à Milan, et ailleurs — où des intelligences différentes peuvent se rencontrer, créer et travailler côte à côte, sans trop penser aux étiquettes» — Caroline Corbetta





